Publié : 28 mars 2014
Format PDF Enregistrer au format PDF

Le monument aux morts de Beaumont Le Roger

I. Localisation.

Le monument aux morts de Beaumont Le Roger est situé à l’extrémité d’une place, près de la route qui relie le collège Croix Maître Renault à la mairie.

II. Description.

L’enceinte est constituée de graviers, le monument est au centre de celle-ci qui est d’ailleurs ovale. Pour délimiter ce monument, des obus sont disposés en arc de cercle juste derrière le monument et reliés par des chaines. Des lampadaires munis de drapeaux lors des cérémonies sont placés aux extrémités des obus.

Le monument en lui même est sur-élevé par rapport au reste. Une femme ressemblant à une déesse antique (Athéna, déesse de la guerre) debout, les bras écartés avec un casque sur la tête. elle est habillée d’une toge. Deux panneaux colorés faisant contraste avec la statue qui elle, est en pierre grise, constituant l’espace entre ses deux bras. Ces panneaux ont comme texte les noms des morts qui sont écrits en doré. Du côté gauche, les noms des communes avec leurs nombres de morts et du côté droit, les « poilus » de Beaumont Le Roger, morts à la guerre. Plus bas sur le socle, les noms des morts de cette même ville de la guerre 39-45. Des végétaux, des feuilles avec des rubans de chaque cotés des plaques.

Sur le socle, la phrase inscrite est : « A nos fils, morts pour la France. »

III. Analyse.

La clôture qui renferme le monument sert à limiter l’accès. C’est une enceinte sacrée où seulement le maire, les anciens combattants, et parfois les enfants des écoles peuvent accéder.

La femme représente ici la victoire car elle est casquée, les bras écartés symbolisent la protection des morts.

Les obus symbolisent des trophées de guerre, ils rassurent.

Le monument est laïc, étant donné l’absence de symbole religieux. Celui-ci est aussi patriotique et il accentue le message guerrier en insistant sur le sacrifice.

Ce monument a été réalisé par Mr Louis Aimé Lejeune, célèbre sculpteur, 1er prix de Rome en 1911 et président de l’académie des Beaux arts. Le prix de ce monument est très élevé par rapport aux différentes communes du canton. Il était originaire de Livet sur Authou.

IV. Un peu de généalogie.

Nous allons vous raconter l’histoire de René, Albert, Désiré Lecalard, parti à la guerre le 8 juin 1915 dans le 26e régiment de chasseur à pied. Cet homme était ouvrier peintre. Il est né le 2 septembre 1897 à Beaumont Le Roger, son degré d’instruction était 3. (possède une instruction primaire plus développée : lire, écrire et compter.) mais n’a pas obtenu le certificat d’étude. Il n’était pas marié.
Sa mère s’appelait Juliette Désirée Labre, et son père Edouard Albert, Juliette est née à Beaumontel et Edouard, à Beaumont le Roger
Son corps a été transféré en 1918 dans un cimetière dans la Somme.

Il avait un frère qui, Albert Marcel Lecalard, engagé volontaire, parti le 21 janvier 1918.
Né le 5 avril 1899 et décédé le 6 décembre 1918, à l’infirmerie de St Quentin des suites de maladie contractée en service. Il appartenait au 108e régiment d’artillerie lourde.

Maintenant, nous allons parler de Auguste Désir Guilhery. Né le 28 juillet 1889 à Beaumont Le Roger, et mort le 28 juillet 1917, tué par l’ennemi au secteur de Poissy, dans l’Aisne. Il appartenait au 24e Régiment d’Infanterie. Il a été recruté à Bernay.

Portfolio automatique :